Cordyceps sinensis

Le cordyceps sinensis, aussi appelé « champignon chenille »

ou yarsagumbu (littéralement, ver d’hiver, plante d’été) en tibétain, est un champignon de la famille des cordycipitacées originaire du plateau tibétain (Tibet, Chine, Himalaya, Népal et Bhoutan).
C’est un parasite de la larve d’un lépidoptère. Il tue l’insecte, le momifie, puis le cordyceps pousse à partir du corps de l’insecte.
A l’extrémité se trouve la partie fertile qui libère des ascospores qui sont susceptibles d’être absorbées par de nouvelles chenilles au cours de leur alimentation. Si cette contamination a lieu, un mycélium se développe en endoparasite dans le corps de la chenille, l’envahissant totalement et finissant par la tuer. C’est à partir de cette masse mycélienne que le stroma s’organise alors, traversant le corps de la chenille du coté de la tête, et apparaissant enfin à la surface du sol, permettant la poursuite de ce cycle parasitaire. L’ensemble – corps de la chenille momifiée et sa tige – fait moins de dix centimètres. Il se rencontre essentiellement à des altitudes autour de 4 000 mètres.


ADN La chenille qui vaut de l'or

Le Cordyceps est utilisé en herboristerie chinoise depuis plus de mille an.
En effet ses propriétés sont connues depuis fort longtemps par les bergers qui ont constatés que leurs yacks jouissaient d’une forme éblouissante lorsqu’ils en mangeaient à l’état naturel dans les alpages. Les Tibétains l’utilisent aussi dans la médecine tibétaine traditionnelle.

Originalement on utilisait le Cordyceps sauvage, mais sa rareté en a fait une médecine très coûteuse. Les Chinois ont mis au point une méthode de culture sur un substrat à base de riz ou de fève de soja. Il existe plus de dix souches de Cordyceps cultivé. La plus utilisée par les herboristes chinois est le Paecilomyces hepiali (Cs-4). Les recherches effectuées sur cette souche semblent démontrer la même efficacité que le champignon sauvage.

Le Cordyceps a attiré l’attention en Occident, au début des années 1990, lorsque les succès des athlètes chinois furent attribués à la consommation de ce champignon.

Sur le plan thérapeutique le Cordyceps se situe dans la même lignée que le Ginseng ou le Reishi. C’est en premier lieu une plante adaptogène permettant de mieux résister aux effets négatifs du stress.
Des études, effectuées en Chine, ont démontré l’efficacité du Cordyceps dans nombres de problèmes de santé et affections dont par exemple :

Effet adaptogène. Etudes réalisées en double aveugle sur des patients. Les effets positifs démontrés ont été une meilleure résistance aux effets du stress et une augmentation de la résistance et de la force physique. Des améliorations significatives dans les performances obtenues par des athlètes ont également été observées lors d’essais à double insu avec placebo.

Troubles hépatiques.
La consommation de Cordyceps a permis une amélioration sur des sujets atteints d’hépatite B ou de cirrhose du foie. De même résultats ont été obtenus sur des sujets atteints d’hépatite B.

Troubles rénaux.
Des études ont démontré que le Cordyceps peut améliorer la fonction rénale. Chez des sujets traités par un antibiotique aux effets toxiques sur la fonction rénale, on a constaté que les reins des patients prenant un supplément du champignon étaient mieux protégés contre les effets toxiques du médicament.

Troubles cardiaques.
Le Cordyceps augmenterait le taux de bon cholestérol (HDL) et ferait baisser le taux total de cholestérol. Il serait donc un bon adjuvant des traitements visant à améliorer le système cardio-vasculaire.

Système respiratoire 
D’autres études semblent démontrer que le Cordyceps est également efficace dans certains problèmes respiratoires affectant les bronches ou les poumons…

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