Le régime paléo, vous connaissez ?

Le régime paléo

Qu’est-ce que le régime paléo ? Il s’agit tout simplement de l’alimentation ancestrale, celle que les premiers humains ont adopté spontanément, de façon naturelle. C’est l’alimentation du chasseur-cueilleur nomade, celle que nous avons connu la plus grande partie de notre évolution.

Elle est intégralement sauvage, l’agriculture étant apparue seulement il y a 10000 ans environ, ce qui est très récent dans l’histoire de l’évolution.

Mais que mangeait donc ce chasseur-cueilleur ?
– des végétaux sauvages : plantes, fruits, baies, champignons.
– des noix, graines oléagineuses
– des viandes de gibiers
– de petits animaux : escargots, grenouilles, insectes, larves
– des produits de la pêche : poissons, fruits de mer, …
– des œufs
Que ne mangeait-il pas ?
– les céréales, légumineuses et dérivés
– les produits laitiers
– les pommes de terre et dérivés
– les sucres, sodas
– les produits transformés ou en conserve

Ceci représentait environ 50 % de végétaux et 50 % de produits animaux.
Il est à noter que cette alimentation variait en fonction des latitudes. Ainsi, plus on va vers le nord, plus la part de végétaux diminuait au profit de produits de la pêche.

Notre ancêtre cuisait-il ? L’agriculture est une invention récente, mais la cuisson lui est bien antérieure. En effet, elle daterait environ de 500000 ans av. J-C.
Notre ancêtre utilisaient des modes de cuisson doux, à basse température. Mais il ne se gênait pas pour d’autres transformation encore plus douces comme le séchage des produits de sa cueillette.

Qu’en dit la science ? Contrairement à une idée reçue, l’alimentation ancestrale est très proche des recommandations des nutritionnistes actuels.
Cette alimentation est alcalinisante, et les acides des produits animaux étaient compensés par les végétaux, basiques.
Elle présente un excellent rapport Oméga-3 – Oméga-6, notamment dû à l’apport de poissons gras et gibiers. La consommation des organes des proies permettait d’avoir des parties très riches en Oméga-3. Ainsi, on estime que nos ancêtres du Paléolithique avaient une alimentation qui se situait dans un rapport Oméga 6/Oméga-3 entre 4/1 et 1/1. Aujourd’hui en France, ce rapport est de 18/1, et même de 40/1 aux Etats-Unis !
Les viandes que nous consommons, bien souvent issus d’élevages nourris aux céréales, sont riches en Oméga-6. Elles sont également plus grasses que les gibiers.
On estime que nos ancêtres du paléo consommaient 3 à 10 fois plus de vitamines que nous, notamment de Vitamine C. Ils consommaient également plus de calcium et de potassium, et moins de sodium, moins de graisses saturées.

Quid des céréales ? Les céréales contiennent des phytates, des lectines et pour une partie d’entre elles du gluten.
Les phytates rendent les minéraux non absorbables par notre organisme. C’est donc un anti-nutriment, comme le gluten.
Les lectines présentes dans les céréales favoriseraient l’athérosclérose. Les céréales les plus riches en lectines sont également les plus riches en gluten : blé, seigle, orge.
De nombreuses céréales ont également un index glycémique élevé, notamment les céréales raffinées et celles qui ont été transformées génétiquement au cours de l’évolution de l’agriculture : blé, maïs,… Au contraire, les fruits, légumes, et les céréales anciennes comme le sarrasin présentent un index glycémique bas.

Quid des produits laitiers ? Le lait de vache représente 97 % de la consommation de lait d’origine animale. Un aliment prévu pour le veau…
Le lactose est le sucre du lait. De nombreuses personnes n’ont malheureusement plus l’enzyme pour le digérer à l’âge adulte.
La caséine, la protéine du lait, n’est pas moins problématique. Elle est assez indigeste. Le lait de vache en contient beaucoup plus que le lait humain.
Les hormones présentes dans le lait de vache peuvent avoir un effet de perturbateur endocrinien pour l’être humain.
A noter que bien que les laitages ont un index glycémique bas, leur index insulinique est élevé.

Tout le monde y arrive ? Le régime paléo a été remis au goût du jour par Guy-Claude Burger, suivi par le Dr. Jacques Fradin, le Dr. Jean Seignalet et le journaliste Thierry Souccar.
D’autres régimes sont proches du régime ancestral et/ou s’en inspirent :
– Michel Montignac, avec sa méthode des index glycémiques bas.
– La plupart des régimes minceur : Atkins, diètes protéinées, …
– feu David Servan-Schreiber et son rapport Oméga-3/Oméga-6.

Régime paléo et maladies
Nos ancêtres du paléo étaient grands, robustes et en meilleure santé que nous ! Les premières maladies dégénératives apparaissent au néolithique.
L’étude des populations de chasseurs-cueilleurs qui perdurent encore actuellement corrobore ces affirmations. Lorsque ces sociétés adoptent un mode de vie « moderne », on observe l’augmentation dramatique de nombreuses maladies, notamment les troubles cardiaques, diabète, hytertension, obésité, etc…
La référence au mode de vie paléolithique vient également donner une cohérence à de nombreuses études scientifiques sur les liens entre santé et alimentation.

Manger paléo aujourd’hui
Retrouver une alimentation complètement sauvage me paraît impossible dans le monde d’aujourd’hui. Cependant, nous pouvons nous inspirer de ce régime et ainsi gagner en santé et en vitalité :
– en préférant les viandes blanches ou gibiers aux viandes rouges ou charcuteries grasses
– en limitant notre consommation de produits laitiers
– en consommant en priorité des aliments à index glycémique bas
– en évitant les céréales « mutées » (blé, maïs,…) au profit de céréales anciennes (sarrasin, quinoa, amarante)
– en évitant les produits transformés ou en conserve
– en évitant les modes de cuisson agressifs comme le micro-ondes et la cocotte-minute, et en privilégiant les modes de cuisson doux comme la cuisson à l’étouffée.
– pourquoi pas se mettre à quelques cueillettes sauvages : plantes, baies, champignons.

Le sport façon paléo
Notre ancêtre du paléolithique était nomade et on estime qu’il marchait entre 8 et 16 km par jour ! Il avait des dépenses caloriques de 3 à 5 fois supérieures à la moyenne de notre société sédentaire.
Des méthodes sportives ont été mises au point en s’inspirant du mode de vie de notre ancêtre du paléolithique. Il s’agit d’un exercice physique varié, fait de mouvements fonctionnels.
L’Hébertisme s’en rapprochait déjà. Des méthodes modernes mais inspirées de la préhistoires se sont créées, il s’agit du Cross-Training et du Cross-Fit.

Conclusion
J’ai envie de dire en conclusion : «L’avenir s’inspirera du passé» aussi bien en termes d’alimentation que de mode de vie. Un mode de vie plus proche de la nature, avec un impact écologique moindre, c’est vers cela que l’homme devra tendre, à mon sens, dans le futur.

Pascal Léval

Références :
Articles de la revue Néosanté.

4 réflexions au sujet de « Le régime paléo, vous connaissez ? »

  1. Depuis que je mange « Paléo », je ne ressens que des bienfaits : forme physique accrue, sommeil réparateur et de qualité, corps affûté…
    Bref, je recommande sans réserve ce mode d’alimentation et ce mode de vie que vous résumez très bien ici !

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