Le savoir ancestral au secours de la médecine moderne

Il est des histoires parfois un peu oubliées, qu’il est néanmoins plaisant de se remémorer tant elles montrent du doigt la voie de cette sagesse qui va préférer rassembler au lieu de diviser.

Cette démarche est celle des médecines traditionnelles comme la naturopathie, c’est un mouvement d’intégration, de reconnaissance, de complémentarité aux médecines modernes indispensables, dans le seul but de servir l’humain dans toutes ses dimensions.

Cette histoire commence avec le retour de nos explorateurs des Amériques vers 1492 qui ramènent dans leurs galions outre or, cacao et autres épices, une plante, un bien précieux pour les petites gens ; le « mahiz » qui va devenir le Maïs (zea mays).

Pourquoi cette plante est-elle intéressante ? Et bien parce que son rendement est bien meilleur que celui des céréales (plus du double que le blé à l’époque) qui étaient jusqu’alors utilisées. De ce fait la production de maïs va permettre par son prix de revient un meilleur accès aux plus démunis.

Quelques années après cette introduction du maïs dans l’agriculture apparaît une bien étrange maladie dont les symptômes sont une dermite très handicapante suivie d’épisodes de diarrhée pouvant entraîner des phases de démence et dans certains cas la mort. La Pellagre est née qui va rester sans solution médicale pendant plusieurs siècles.

Entre temps 3 millions de personnes ont été touchées et 100 000 humains sont morts…quelle tragédie quand on sait que la solution existait depuis l’époque Maya.

On peut dire qu’assez tôt l’apparition de la maladie a pu être corrélée avec la consommation de maïs mais sans que la nature du lien soit comprise. On a eu beau chercher dans tous les sens…rien. La recherche scientifique de l’époque n’a pu faire de progrès qu’à partir de 1913 en échafaudant l’hypothèse d’un autre lien comparable à celui mis en lumière par Funk : vitamine C – béribéri.

On a tout de même fini par se rendre compte que de tous les consommateurs quasi-exclusifs de maïs, seuls les descendants directs des Mayas n’étaient pas vraiment touchés. Alors on est allé voir…sur place. On s’est rendu compte que le savoir ancestral transmis de générations en générations était la clé, ce savoir d’intégration sans technologie mais riche de tant d’observation et d’expérimentation…La solution était là toute simple dans le mode de consommation de ce maïs : la nixtamalisation. Il s’agit du trempage de la farine de maïs dans de l’eau de chaux (solution alcaline) qui on le découvrira plus tard permet de libérer, de rendre bio-disponible la niacine (vitamine PP) et son précurseur le tryptophane dont la carence entraîne inexorablement la pellagre.

La voici la belle leçon de cette terrible histoire. C’est intégrer tout ce que l’expérience humaine à mis à notre disposition pour servir le bien-être humain au delà des différences et des hiérarchies ; c’est collaborer ensemble avec nos complémentarités pour un avenir commun meilleur. C’est l’objet de notre art : la naturopathie !

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